samedi 25 avril 2009

Cinq minutes avant sa mort, monsieur de La Palice était encore en vie


Jacques II de Chabannes, seigneur de la Palice (1470-1525)


L’index Dow Jones a clôturé vendredi à 8076 points. Il a perdu 55 points au cours de la semaine écoulée. Après six semaines ininterrompues de hausse, il ne paraît plus en mesure de casser une résistance à 8175 points. D’après Michael Ashbaugh de Marketwatch, le trou d’air de lundi est le plus significatif depuis le rebond technique du 9 mars. Comme il s’est réalisé dans un volume global d’actions échangées qui est vingt-sept fois supérieur à la normale (excusez du peu) c’est un fort signal de baisse à court terme. Cela est à rapprocher du ratio « 9-1 » de hausse de Martin Zweig (1). La même dynamique est à l’œuvre mais dans le sens contraire souhaité par les autorités politiques.

A la croisée des chemins

Deux visions du marché s’affrontent : marque-t-il la fin de la récession ou ne s’agit-il que d’un rebond technique dans une tendance toujours baissière ? Comme la propagande gouvernementale ne désarme pas (madame Lagarde se surpasse), il est bon de donner la parole à l’autre camp. Pour Mark Hulbert, éditorialiste de Marketwatch, il ne s’agit que d’un rebond technique. Il le compare à celui du 9 octobre 2002 lorsque l’index vedette a touché l’abysse à 7286 points. Le marché était reparti à la hausse avant de capituler et de retester ce plancher le 11 mars 2003. Cinq mois s’étaient écoulés entre temps… Comme je l’ai déjà dit, il s’est ouvert un gap de 126 points à l’ouverture de la session du 10 mars 2009 qui a marqué le début du rebond technique. Il faudra bien qu’il soit comblé un jour ou l’autre. (1) C’est un passage obligé dans l’évolution du marché qui n’est pas aussi erratique que certains le disent. Mark Hulbert s’est appuyé sur les travaux de Ned Davis Research. Pour cet institut de recherche, un « bull market » (marché haussier) se produit lorsque les actions montent de 30% sur une période de 50 jours ouvrés (sessions) ou une hausse moins forte de 13% sur une période plus longue de 155 sessions. Selon cette définition, l’institut a calculé qu’il y a eu 33 « bull markets » aux Etats-Unis depuis 1900. Dans 19 cas sur 33 (plus de la moitié) le marché a retesté le plancher avec une grande précision. Il y avait moins de dix points d’écart ! Cette précision d’horloger devrait faire réfléchir ceux qui ne croient pas aux lois immuables du marché. Pour Mark Hulbert, l’index Dow Jones devrait retomber à 6763 points. C’est une douche froide pour ceux qui promettent la lune aux électeurs…

Des résultats qui dépassent les prévisions expliquent l’envolée des cours à Wall Stret

La publication des résultats du premier trimestre 2009 des entreprises cotées à Wall Street n’est pas encore terminée mais une tendance générale se dessine. Elle n’est pas réjouissante. Selon John Butters, un analyste de Thomson Financial, la moyenne est une perte de 35%. Pourquoi le marché résiste-t-il plutôt bien à l’avalanche de ces mauvaises nouvelles ? Tout est relatif ! Il y a trois mois les prévisions étaient plus sombres qu’aujourd’hui. Sur les 500 entreprises qui entrent dans l’index S & P, 177 ont publié leurs résultats trimestriels. 61% ont dépassé les estimations des analystes, 11% les ont égalées et 28% ont été en dessous de ces prévisions. Il suffit donc qu’une entreprise fasse moins de pertes que prévues pour que l'action s’envole. C’est le cas d’American Express. La société de cartes de crédit a annoncé un bénéfice de 437 millions de dollars alors qu’elle en avait gagné 991 millions au premier trimestre 2008. Le marché attendait un profit de 12 centimes par action. La société a fait mieux en réalisant 32 centimes. Même si le bénéfice est en recul de 63% par rapport au premier trimestre 2008 (85 centimes par action), l’action s’est envolée de 20% au cours de la séance de vendredi.

Si un vent d’optimisme souffle sur Wall Street, cela n’a pas empêché David Kellerman de se suicider. Il était le président de Freddie Mac. Sa mort s’est produite alors que la S.E.C (Security Exchange Commission) et le Département de la Justice mènent une enquête approfondie sur les comptes de la société, qui avec sa jumelle Fannie Mae, est à l’origine de la débâcle des subprimes. Même si l’on peut regretter que cette enquête ait provoqué la mort d’un homme, elle est indispensable pour restaurer la crédibilité des Etats-Unis sur la scène internationale.

N’attendons pas une pareille opération de vérité du côté de Bercy. Madame Lagarde s’est dite « satisfaite » de la santé des banques françaises. Pourrait-il en être autrement dans le Novland ? Comme l’écrit Ivan Rioufol, la France est affligée du syndrome du Noctilien en référence à ce jeune Blanc tabassé dans un bus parisien par la racaille des banlieues. Que peut-on attendre d’un pays qui est sous la coupe du politiquement correct ? Absolument rien si ce n’est d’attendre, avec résignation, la banqueroute de l’Etat pour se débarrasser de l’élite incompétente.


(1) Archive du 22 mars 2009

dimanche 19 avril 2009

Le spectre de la Kreditanstalt Bank


Ludwig Von Mises (1881-1973) déclina un poste important à la Kreditanstalt Bank en 1929

L’index Dow Jones affiche sa sixième semaine consécutive de hausse. Il a clôturé à 8131 points. Mais un examen du graphe indique un tassement. L'indice n’a gagné que 48 points dans la semaine, à peine 0.5% de hausse... C’est un signal plutôt rassurant. Après quatre semaines de forte hausse, l’index a besoin de consolider ses gains qui ne reposent sur rien de tangible.

Chassez le naturel, il revient au galop à Wall Street

La deuxième semaine de publication des résultats du premier trimestre 2009 des entreprises cotées à Wall Street a apporté son lot de satisfaction à ceux qui feignent de croire, pour des raisons électorales, que la reprise serait pour l’automne. Parmi le flot de “bonnes nouvelles”, on retiendra surtout la performance tronquée de quelques grandes banques américaines.

Goldman Sachs a enregistré un profit de 1.8 milliards de dollars. C’est le résultat d’un artifice comptable. Sommée de choisir un statut pendant la débâcle financière, la banque d’investissement a opté pour celui de banque commerciale (qu’elle n’est pas) mais qui lui garantit l’aide de l’Etat... Cela lui a permis de décaler d’un mois la publication de son résultat trimestriel qui ne prend pas en compte le mois de décembre au cours duquel elle s’est délestée de 780 millions de dollars de déchets toxiques.

Soucieuse de retrouver son indépendance, la banque a annoncé son intention de rembourser, par anticipation, la moitié des dix milliards de dollars que lui a prêtés son ancien patron. C’est en effet l’ancien secrétaire au Trésor, Henry Paulson, qui a fabriqué en grande hâte avec son compère Bernanke, la première grande échelle de pompier baptisée TARP (trouble asset relief programm) après l’explosion nucléaire du 15 septembre 2008.

La banque n’a pas cet argent mais elle va faire comme tout Etat impécunieux en empruntant, à son niveau, sur le marché secondaire. Les investisseurs privés sont attirés par sa profitabilité légendaire de trading et de spéculation… Goldman Sachs avait misé sur l’explosion de la bulle immobilière en vendant à découvert.

En voulant rembourser au plus vite ses dettes, Goldman Sachs veut s’affranchir de la tutelle pesante de l’Etat, et notamment de la limitation des salaires à 500.000 dollars par mois imposée par le président socialiste Obama. On ne peut pas, d’un côté, reprocher aux banquiers de mener un grand train de vie sur le dos des contribuables américains et, de l’autre, se plaindre de moindres rentrées fiscales. C’est pourtant ce qui s’est passé. Le gouverneur Paterson s’est lamenté que la seule suppression des bonus de fin d’année de la firme Goldman Sachs s’est traduite par une perte sèche de 178 millions de dollars de recettes fiscales pour son Etat de New York. (1)

Une autre explication du rebond technique

La vente à découvert serait à l’origine du rebond fantastique de l’indice vedette. Selon l’analyste financier David Rosenberg de Bank of America (un ex employé de Merrill Lynch) il y avait environ 2.7 trillions de titres à découvert sur le seul secteur bancaire. Excusez du peu ! Ce retournement aurait provoqué le rachat massif de ces titres par les spéculateurs voulant solder leur position.

Mais pour paraphraser le fondateur de l’école autrichienne Carl Menger, il ne faut pas confondre une cause et son effet. Le rachat des actions est l’effet et non point la cause du rebond. Une explication de ce mystérieux rebond a été donnée par un blog américain portant le nom de Zero Hedge. Elle a été reprise, cette semaine, par l’éditorialiste Alan Abelson du Barron’s Magazine sous le titre « Don’t Bank on It. » L’assureur A.I.G était désespéré de pomper l’argent du Trésor (le contribuable américain) pour couvrir ses positions sur le marché des produits dérivés dont il est toujours l’un des principaux acteurs. Pour l’obliger à lui venir en aide, il a décidé de se débarrasser d’un gros paquet de credit default swaps. Cela a fait le bonheur de ses contreparties, en l’occurrence les seize grandes banques internationales, appelées primary dealers, qui se financent directement auprès de la Fed. C’est pourquoi avant l’ouverture du marché, le mardi 10 mars, le président de Citigroup, Vikram Pandit, a déclaré que sa banque a fait des profits extraordinaires en janvier et en février. Sa déclaration a été le détonateur du rebond du marché. Le penny stock (l’action ne valait qu’un dollar le vendredi 6 mars) a rebondi fortement après cette annonce. L’action a quadruplé depuis.

Le blues des néo-keynésiens

Après avoir tancé le gourou des néo-keynésiens qui a prôné inlassablement un plan de relance gigantesque, je loue sa lucidité du moment. Dans son papier du 16 avril, Paul Krugman se montre circonspect sur une possible reprise en V de la croissance. Il se détache du président Obama qui est revenu sur sa déclaration de la semaine dernière dans laquelle il a évoqué une reprise à l’automne. « Même pendant la grande Dépression, les choses n’allaient pas si mal que cela. Il y eut, en particulier, une pause dans le plongeon après une année et demi – c’est grosso modo la position où nous sommes maintenant – Puis vint une série de faillites de banques des deux côtés de l’Atlantique, combinée avec des politiques monétaires désastreuses pour sauver le Gold Standard, et le marché tomba dans l’abysse.»

C’est une référence implicite à la faillite retentissante de la banque autrichienne Kreditanstalt Bank le 11 mai 1931. Elle provoqua la Grande Dépression sur le vieux continent. La production industrielle allemande baissa de 40% !!! Vingt mois plus tard, le chancelier Adolph Hitler était élu triomphalement. Ludwig Von Mises fut l'un des rares économistes de l’époque à prédire ce qui allait se passer. "Un grand krach va se produire et je ne veux pas que mon nom y soit associé." Il avait décliné un poste important au sein de la Kreditanstalt Bank au début de l'année 1929. (2)

(1) archives : « D’une bulle à l’autre » du 21 décembre 2008
(2) archives : « La Grande Dépression » du 20 novembre 2008

samedi 11 avril 2009

Le marché politique est déconnecté des fondamentaux de l'économie


David Blitzer, qui tient à jour l'index Case & Schiller de l'immobilier américain, ne voit pas la lumière du bout du tunnel dans son dernier rapport.


Après quatre semaines de forte hausse, l’index Dow Jones marque le pas. Il n’a gagné que 66 points, cela représente moins de 1% de gain. Le marché serait-il entré dans une période de consolidation ? L’attentisme prévaut alors que débute la publication des résultats des entreprises du premier trimestre 2009. C’est Alcoa, le géant de l’aluminium qui a l’honneur d’ouvrir le bal. Il a annoncé une perte de 497 millions de dollars alors qu’il avait enregistré un gain de 303 millions de dollars pour le premier trimestre 2008.

Après avoir encaissé la mauvaise nouvelle, le marché a été galvanisé par l’annonce d’un profit anticipé de trois milliards de dollars de la part de la banque californienne Wells Fargo. 40% des profits escomptés proviendraient de la banque Wachovia qu’elle a acheté, à la fin de l’année dernière, après une dure compétition livrée à Citigroup.

Sur le front des statistiques, il n’y a guère matière à se réjouir.

Le nombre de chômeurs a augmenté de 694.000 en mars. Le rythme de destructions d’emplois ne faiblit pas. 5.3 millions d’Américains ont perdu leur emploi en un an !

Les profits anticipés et largement médiatisés des deux géants Citigroup (1) et Wells Fargo ne sauraient masquer la dégradation du secteur bancaire en général. Depuis le début de l’année, 23 banques régionales ont fait faillite. A titre de comparaison, il n’y a eu que 25 faillites enregistrées par Federal Deposit Insurance Corporation pour toute l’année 2008. Le rythme de faillite a pratiquement triplé ! Personne n’en parle dans la presse.

Les banques régionales américaines sont plombées non seulement par les subprimes mais aussi par les prêts accordés au commerce de détail. Une étude de la Deutsche Bank prévoit un déclin de 35 à 45% de la valeur du foncier commercial, à cause d’un très grand nombre de prêts venant à échéance d’ici 2012 et qui ne pourront pas être refinancés.

La sagesse voudrait que les ménages qui ont perdu leur maison louent un appartement; d’aucuns ont tiré la conclusion rapide que ce secteur serait à l’abri de la tempête. Mais l’enquête de la Deutsche Bank montre que le taux de faillite dans le marché des prêts hypothécaires des appartements est passé à 3.53% alors qu’il n’était que de 2.35% lors du dernier pic enregistré en octobre 2005. Par ailleurs, le retard de paiement des mensualités a passé le seuil critique de 5% au-delà duquel les banques sont très exposées elles-mêmes à faire faillite.

Après des rues entières de maisons à vendre en Californie et en Floride, on pourrait bientôt assister à la vente d’immeubles au rabais à Miami, Chicago, Las Vegas ou New York. Le flamboyant Donald Trump n’a réussi à vendre qu’un quart des unités finis. Il est sur la corde raide avec des investisseurs de Chicago qui lui ont fait confiance.

La semaine écoulée a été marquée par l’annonce de mariage de deux dinosaures de l’immobilier. Pulte Homes a annoncé, le 9 avril, son intention d’acquérir Centex pour un montant de 1.3 milliard de dollars en actions. Il s’engage par ailleurs à racheter ses dettes s’élevant à 1.8 milliard de dollars. Richard Douglas, le président de Pulte Homes, a déclaré benoitement : « la fusion nous met dans une excellente position pour naviguer dans la tempête et accéléré notre retour aux bénéfices… »

Notons au passage que Pulte Homes a enregistré neuf trimestres consécutifs de perte et Centex sept trimestres seulement. Par ailleurs, l’index vedette de l’immobilier Case & Schiller donne une indication de ce marché avec deux mois de retard, un délai inévitable pour collecter les informations. En février 2009, le stock de maisons invendues représentait une période de dix mois. Le prix moyen d’une maison a chuté de 19% en 2008. Ce qui a fait dire à David Blitzer de Standard & Poor’s qui tient à jour l’index : « Je ne vois pas la lumière du bout du tunnel dans ce rapport. »

En revanche, la propagande gouvernementale ne désarme pas. C’est à qui promettra aux électeurs le retour le plus rapide de la croissance. A l’affut des moindres indices de retournement de tendance, le président Obama a laissé entendre que la reprise serait pour l’automne aux Etats-Unis et non pas pour le début 2010. Ce qui me fait dire, pour rester poli, que le marché politique est déconnecté des fondamentaux de l’économie.

(1)Archives : samedi 28 mars 2009 l’orchestre du Titanic a joué jusqu’à la fin

vendredi 10 avril 2009

Boiling Spring


Rock Hill, Tuesday 16 September 2008

After chatting with young South Bounders at the general store on Pa-34, I resume my hike. The sky is clearing during the afternoon and temperature reaches 72°F. I sweat when the trail is steep. At the top of Rock hill, the trail rambles through huge boulders. Twenty years ago, I would have liked to climb them. Rock climbing was my favorite sport. Not any more as age is taking its toll. I was supple, I am frail, I was daring, I am cautious.

The two young guys met last night at Iron Masters warned me of a challenging roller coaster before reaching Cumberland Valley. From the top of a hill, I discover that valley and its open fields. There is no respite during a couple of hours. I need sometimes to grasp a branch to avoid a fall. The builders of the trail have explored all the difficulties. The young guys needed two days to cover the twenty miles between Boiling Spring and Pine Grove Furnace. I find solace to cover the distance in one day only. Even arthritis to my left knee does not slow down my pace to Boiling Spring.

When I reach Cumberland Valley, the trail meanders through open fields. I get lost at a fork. I thought the trail was crossing a railroad track. I retrace half a mile to the missed junction. I did not see a white blaze. In fact the trail skips the railroad track till the entrance of Boiling Spring. The town gets its name from the well springs, the most prominent of which is known as the “bubble”. A two arches bridge spans Yellow Breeches Creek. The stream is slow in late summer. A beautiful lake lies in downtown. Swans and ducks parade separately on the pristine water. I ask the address of a bed& breakfast to a young fisherman. He is of no help. A few yards on the shore of the lake, an old man suggests me to stop at Gelinas Manor.
“Where is it?”
“You’re nearly there”, said the old man showing me with his arm the direction.

It is a Victorian house near the lake. I ring the bell. An old and stiff man opens the door. There is vacancy. He invites me to enter his home by the back door. In the garden lay the track of a miniature railroad. He summons me to leave my backpack and my shoes in the winter terrace. The house is like a museum with plenty of ravishing miniatures of locomotives and cars. We go upstairs through a thick carpet. The small bedroom is well enough for my taste. I understand his reluctance to welcome dirty hikers in his adorable home. I agree to spend a night.

After a shower, he invites me to join him with his wife to a restaurant. I accept gladly to share a meal with the old couple. Kitty, the wife, is more talkative than her husband. We drive to Carlisle, a town six miles away. It is only 5pm but the restaurant is filled with local customers. I need proteins. So I order a porterhouse. I am disappointed by the cooking of the meat: it is well donned instead of raw. Kitty notices my disappointment and suggests me to ask another piece of meat. I turn down her offer. I don’t want to spoil their meal while being fussy. I make do with coleslaw and cooked vegetables.

Lee is not talkative. He eats silently while his wife engages in a long conversation with me. We have common ground in journalism and politic. Kitty was a freelance television reporter in Washington. She has met congressmen and presidents. She is a fan of Ronald Reagan. I ask her opinion about the impending election. She considers Obama too inexperienced for the task. I agree with her. McCain is leading in the polls. I don’t know yet the fall of Lehman Brothers which will turn the tide in the last remaining weeks of the campaign.

Back to their house, she invites me to pick up a book in her beautiful library. I spend a good time to check the titles. Finally, I pick up “Profiles in Courage” of John Fitzgerald Kennedy. She said it is a good book. She wants my opinion at breakfast time. “What time do you want to have it?” It is an embarrassing question. I am an early bird on the trail. Knowing her reluctance to wake up early, we agree for eight o’clock.

The bed is too cozy for my worn out body. The introduction of the book is excellent. Kennedy explains that fresh congressmen want to change the world but quickly learn to adjust their will to the majority. After fifty pages, the book falls of my arms. I yawn my head off. It is not yet dark outside when I fall asleep. Hiking twenty miles a day or reading late, I can’t do both.

jeudi 9 avril 2009

Zut alors !




Steve Forbes est l'avocat d'une imposition uniforme de 17% des revenus des ménages


C’est sous ce titre de la dérision que le journaliste Jack Anderson du magazine Forbes a décerné à la France le premier rang des enfers fiscaux pour l’année 2009. Sans surprise, notre pays conserve sa première place de cancre en matière de fiscalité et de réforme. La liste concoctée par le magazine américain porte en effet le nom de Misery & Reform index.

Mieux encore, les énarques de Bercy accroissent inlassablement la pression fiscale. Dans le classement 2008 (1), la France avait un taux de pression fiscale globale de 166.8%. Il est passé à 167.9% en 2009. Pourtant le déficit budgétaire ne cesse de se creuser. La courbe de Laffer n’interpelle ni nos journalistes ni nos élus puisqu’ils en sont à réclamer la suppression du bouclier fiscal pour résorber les trous béants de la sécurité sociale et de l’Etat.

Anderson a mis en évidence la dichotomie entre le discours et les actes du président de la République. « Qui a dit récemment : je n’ai pas été élu pour augmenter les taxes ?» Cette proclamation rassurante émane du chef de l’Etat qui est le perdant éternel de notre enquête annuelle sur le fardeau fiscal : le président de la France Nicolas Sarkozy. Apparemment, le parlement français ne l’a pas écouté puis qu’il a augmenté de 1.1% les taxes en 2009. »

Rappelons la composition de l’index de misère pour établir des comparaisons d’une année à l’autre. Il prend les taux marginaux les plus élevés pour cinq types d’impôts et dans l’ordre suivant : société, revenu des personnes physiques, fortune, sécurité sociale (employeur et assuré) et TVA. Pour le champion toutes catégories de l’année 2008, on ajoute : 34.4% + 51% + 1.8% + (45% + 15%) + 19.6% = 166.8% Pour le même champion de l’année 2009, on ajoute : 34,4% + 52.1% + 1.8% + (45% + 15%) + 19.6% = 167.9%

La pression fiscale est restée stable pour quatre types d’imposition sur cinq. L’Etat a « seulement » accru de 1.1% la tranche supérieure de l’impôt sur le revenu. Les particuliers assujettis apprécieront le « seulement » en question…

Que faire pour éviter la banqueroute de l’Etat français ?

Ce n’est évidemment pas en taxant davantage mais en abaissant conjointement et drastiquement les taxes et les dépenses des administrations publiques que nous pourrons nous désendetter rapidement.

Le magazine américain est la propriété de Steve Forbes. Il fut candidat à l’élection présidentielle de 1996. Il dépensa la bagatelle de quarante millions de dollars pour sa propre campagne qui était axée sur une seule proposition : flat tax de 17% pour tous les revenus des contribuables américains. Pour une meilleure compréhension de cette imposition uniforme, reportez vous dans mes archives (2)

Réduire de 10 % par an notre pression fiscale n’est pas impossible. Les Pays-Bas viennent de le réaliser en 2009. Leur index est tombé de 157% à 146.5%. Mais les parlementaires hollandais ont la chance de ne pas avoir d’énarques qui bloquent leurs réformes audacieuses...

Parions que l’énarque de service va demander au magazine Forbes d’insérer un communiqué dans lequel il vantera, sans surprise, l’attractivité de notre pays pour les investisseurs étrangers. Que ce droit de réplique soit exercé n’apportera rien au débat. Les uns sont persuadés qu’il faut surtaxer les « riches », les autres que cela ne peut conduire qu’à la paupérisation de l’ensemble de la population française. La chasse démente aux paradis fiscaux avant la réunion du G20, la séquestration de patrons pour empêcher la fermeture d’usines, la montée inexorable du nouveau parti anticapitaliste et de ses épigones en Guadeloupe sont autant de signes funestes qui ne sauraient être effacés par un droit de réponse dans un magazine à la renommée internationale.

(1) Archives : lundi 5 mai 2008 les enfers fiscaux : la France championne du monde !
(2) Archives : vendredi 1er mars 1996 : une campagne présidentielle en demi-teinte

dimanche 5 avril 2009

Le G20 entérine l'hyper inflation pour ne pas rembourser les prêteurs


Joseph Alois Schumpeter (1883-1950) appartient à l'école autrichienne. Cette école n'est pas écoutée car elle prône une solution radicalement différente de celle des keynésiens pour restaurer une croissance saine basée sur l'épargne et non pas sur l'endettement !

Dopé par la réunion du G20 à Londres, l’index Dow Jones a gagné près de 4% cette semaine. Il a clôturé à 8017 points. Depuis le nadir du 6 mars 2009, il a donc progressé de 21%. Il se rapproche de la première résistance à 8400 points. Trois secteurs sont bien positionnés pour un rebond significatif : celui du commerce de détail (retail index, symbole RLX), des semi-conducteurs (SOX) et des valeurs parapétrolières (OIH) Ce dernier a formé un bon plancher depuis quatre mois. Avec l’arrivée de la belle saison propice aux voyages (driving season aux Etats-Unis), les spéculateurs suivent avec intérêt le marché du pétrole qui se raffermit.

Ironie du calendrier de déplacement des Américains, le président Obama a poussé à la porte Rick van Wagoner, le patron de General Motors. Il lui est reproché sa pusillanimité dans la restructuration du groupe. En clair, il a eu tort de ne pas utiliser la hache pour couper les branches mortes. Un patron est aussi payé pour cela...

C’est tout le contraire de la politique du gouvernement français qui impose aux patrons de l’automobile de garder leurs salariés. Les experts s’accordent à reconnaître une surcapacité de 25 % de la production mondiale d’automobiles. Renault et Peugeot devraient fermer un quart de leurs usines et se séparer d'un quart de leurs salariés pour rester compétitif. Comme l’emploi n’est pas une variable d’ajustement en France, l’ajustement se fera d’une autre manière. Les emplois maintenus artificiellement obèreront le retour de la croissance en France.

Joseph Schumpeter appartient à l’école autrichienne. Réfugié précocement aux Etats-Unis en 1927, il enseigna à l’université de Harvard. Dans un essai Capitalisme, Socialisme et Démocratie paru en 1942, Il argüa que l’effondrement du capitalisme se produirait lorsque l’Etat providence émettrait trop de restrictions aux initiatives des entrepreneurs. Il se garda d’avoir un agenda politique. Il déclara : « Si un docteur prédit que son patient va mourir, cela ne veut pas dire qu’il souhaite sa mort. » Mais force est de constater que la banqueroute de l’Etat providence est la seule option en France pour libérer les agents économiques écrasés par les taxes et les régulations de toutes sortes !

Je consacrerai, prochainement, un article commentant la parution annuelle du palmarès des enfers fiscaux par le journaliste Jack Anderson du magazine Forbes. Sa liste actualisée tombe à pic après la délirante chasse menée en France aux paradis fiscaux. Sans surprise pour ceux qui considèrent que le président Sarkozy n'est qu'un crypto-socialiste, la France conserve sa première place d'enfer fiscal.

La réunion du G20 a donné des gages à ceux, majoritaires en France, qui placent leur espoir dans la régulation du capitalisme. Comme la cause principale de la crise financière a été soigneusement escamotée par les responsables politiques, il faut s’attendre au pire avec un krach obligataire des États. L’expert Olivier de Ducla l’annonce dans son dernier livre. (1) On n’a jamais vu des États surendettés rembourser leur dette. L’or est le dernier refuge pour les épargnants dans le scénario d’une très probable hyperinflation dès la reprise qui se profile dans le monde mais pas en France, en 2010, à coup de trillions de dollars…

(1) Olivier de Ducla : « Au cœur du Krach, vous pouvez sauver votre patrimoine» aux éditions Jean-Cyrille Godefroy. Rares sont les experts à ne pas se tromper dans leur prédiction. Avec Nouriel Roubini de l’autre côté de l’Atlantique, Olivier de Ducla avait anticipé l’explosion de la bulle immobilière dans son essai « Le Krach programmé » paru en 2003.