samedi 6 juin 2009

L’attractivité unique de la France auprès des investisseurs internationaux



« Vous savez ce que je pense de la violence. Pour moi, elle est profondément morale, plus morale que les compromis et les négociations. »

Benito Mussolini (1883-1945)



La révision de l’indice vedette après la faillite de General Motors

L’index Dow Jones Industrial a clôturé vendredi 5 juin à 8763 points. Il a engrangé un gain de 263 points par rapport à la semaine dernière, soit une hausse de 3%. Depuis l’abysse du 5 mars à 6594 points, cela représente un gain considérable de 32% en dépit de la faillite retentissante d’une des trente actions qui composent l’indice vedette.

De combien aurait grimpé l’indice si une autre entreprise avait fait faillite dans la semaine écoulée ? Voilà le type de raisonnement absurde qui prévaut dans la pandémie d’exubérance irrationnelle, E2I2, que nous connaissons depuis le 9 mars 2009, lorsque Vikram Pandit, le patron de Citigroup, annonça que son entreprise avait fait des bénéfices en janvier et en février. L’histoire nous a appris, entre temps, qu’il s’agissait d’un dénouement de positions de l’assureur A.I.G dans le marché toxique des credit default swaps. (1)

General Motors et Citigroup ont été remplacés par Cisco et Travelers Company dans l’indice. Le choix de la société Dow & Jones est logique. Cisco, le géant de la technologie qui permet à tout un chacun de parcourir la toile, méritait cette promotion. Quant à Travelers Company qui succède à Citigroup, il s’agit d’un replâtrage. Travelers avait été absorbé par Citigroup en 2002. L’assureur recouvre son indépendance après le naufrage de Citigroup dans la tempête des subprimes. Le titre de Citigroup ne côte plus que 3.46 $, à peine de quoi se payer un sandwich chez McDonald.

D’aucuns espéraient la promotion de Google mais c’est une société trop jeune pour accéder au panthéon. Elle n’a été introduite en bourse (Nasdaq) qu’en 2004. Parmi les douze sociétés qui furent sélectionnés au départ dans l’indice concocté par Charles Dows en 1896, une seule société en fait encore partie. Il s’agit de General Electric.

L’exception française en matière d’investissements internationaux

Comme le relève l’histoire de l’indice vedette, le capitalisme est un processus ininterrompu de création et de destruction d’entreprises ; une évidence qui ne passe toujours pas en France où les salariés licenciés séquestrent leurs employeurs. A ce jour, aucune plainte n’a été déposée. Des pressions discrètes s’exerceraient-elles pour dissuader les patrons ? Le doute est permis.

Dans le droit de réponse, exercé chaque année par l’énarque de service de l’agence internationale des investissements étrangers auprès du magazine Forbes après la publication de son indice de misère fiscale (2), je suggère qu’il soit ajouté la mention vantant l’attractivité unique de notre pays :

« Le gouvernement français se porte garant que les cadres étrangers, séquestrés dans une entreprise, seront traités avec dignité jusqu’à ce qu’une issue favorable (renoncement à la délocalisation) soit trouvée au conflit les opposant au personnel de ladite entreprise. »

Pourquoi le facteur Besancenot ne demanderait-il pas à ses amis qui sont légion au parlement une loi établissant les modalités de prise d’otages de patrons dans notre droit du travail ? Au point où nous sommes parvenus dans la démolition systématique de nos libertés individuelles, le ridicule n’est plus à craindre.

Une autre affaire avait révélé la crispation des relations du travail dans notre pays lorsque le député Jean Lassalle du groupe UDF entama, le 7 mars 2006, une grève de la faim pour s’opposer à la délocalisation d’une usine de sa chère vallée d’Aspe. Depuis cette grotesque mise en scène par un parlementaire français, les investissements japonais ont reculé dans notre pays.

Si l’on veut interdire les licenciements en France, il faut en tirer la conclusion qui s’impose, à savoir le retour à un régime autarcique comme celui de la Corée du Nord. S’ils étaient cohérents avec leur désir profond de disposer d’un emploi permanent, les électeurs français devraient voter, dimanche 7 juin, pour les partis qui militent en faveur du retrait de notre pays de l’Union européenne. Il est piquant de relever que le député Jean Lasalle fait partie de l’UDF qui est le parti politique français le plus attaché à l’Europe. Cette incohérence a échappé aux médias officiels mais pas à votre serviteur.

(1) Archives : 19 avril 2009 le spectre de la Kreditanstalt Bank
(2) Archives : 9 avril 2009 Zut Alors !

1 commentaires:

Anonyme a dit…

http://apnews.myway.com/article/20090606/D98L67500.html

NEW YORK (AP) - The Federal Reserve announced a $1.2 trillion plan three months ago designed to push down mortgage rates and breathe life into the housing market.

But this and other big government spending programs are turning out to have the opposite effect. Rates for mortgages and U.S. Treasury debt are now marching higher as nervous bond investors fret about a resurgence of inflation.