dimanche 5 avril 2009

Le G20 entérine l'hyper inflation pour ne pas rembourser les prêteurs


Joseph Alois Schumpeter (1883-1950) appartient à l'école autrichienne. Cette école n'est pas écoutée car elle prône une solution radicalement différente de celle des keynésiens pour restaurer une croissance saine basée sur l'épargne et non pas sur l'endettement !

Dopé par la réunion du G20 à Londres, l’index Dow Jones a gagné près de 4% cette semaine. Il a clôturé à 8017 points. Depuis le nadir du 6 mars 2009, il a donc progressé de 21%. Il se rapproche de la première résistance à 8400 points. Trois secteurs sont bien positionnés pour un rebond significatif : celui du commerce de détail (retail index, symbole RLX), des semi-conducteurs (SOX) et des valeurs parapétrolières (OIH) Ce dernier a formé un bon plancher depuis quatre mois. Avec l’arrivée de la belle saison propice aux voyages (driving season aux Etats-Unis), les spéculateurs suivent avec intérêt le marché du pétrole qui se raffermit.

Ironie du calendrier de déplacement des Américains, le président Obama a poussé à la porte Rick van Wagoner, le patron de General Motors. Il lui est reproché sa pusillanimité dans la restructuration du groupe. En clair, il a eu tort de ne pas utiliser la hache pour couper les branches mortes. Un patron est aussi payé pour cela...

C’est tout le contraire de la politique du gouvernement français qui impose aux patrons de l’automobile de garder leurs salariés. Les experts s’accordent à reconnaître une surcapacité de 25 % de la production mondiale d’automobiles. Renault et Peugeot devraient fermer un quart de leurs usines et se séparer d'un quart de leurs salariés pour rester compétitif. Comme l’emploi n’est pas une variable d’ajustement en France, l’ajustement se fera d’une autre manière. Les emplois maintenus artificiellement obèreront le retour de la croissance en France.

Joseph Schumpeter appartient à l’école autrichienne. Réfugié précocement aux Etats-Unis en 1927, il enseigna à l’université de Harvard. Dans un essai Capitalisme, Socialisme et Démocratie paru en 1942, Il argüa que l’effondrement du capitalisme se produirait lorsque l’Etat providence émettrait trop de restrictions aux initiatives des entrepreneurs. Il se garda d’avoir un agenda politique. Il déclara : « Si un docteur prédit que son patient va mourir, cela ne veut pas dire qu’il souhaite sa mort. » Mais force est de constater que la banqueroute de l’Etat providence est la seule option en France pour libérer les agents économiques écrasés par les taxes et les régulations de toutes sortes !

Je consacrerai, prochainement, un article commentant la parution annuelle du palmarès des enfers fiscaux par le journaliste Jack Anderson du magazine Forbes. Sa liste actualisée tombe à pic après la délirante chasse menée en France aux paradis fiscaux. Sans surprise pour ceux qui considèrent que le président Sarkozy n'est qu'un crypto-socialiste, la France conserve sa première place d'enfer fiscal.

La réunion du G20 a donné des gages à ceux, majoritaires en France, qui placent leur espoir dans la régulation du capitalisme. Comme la cause principale de la crise financière a été soigneusement escamotée par les responsables politiques, il faut s’attendre au pire avec un krach obligataire des États. L’expert Olivier de Ducla l’annonce dans son dernier livre. (1) On n’a jamais vu des États surendettés rembourser leur dette. L’or est le dernier refuge pour les épargnants dans le scénario d’une très probable hyperinflation dès la reprise qui se profile dans le monde mais pas en France, en 2010, à coup de trillions de dollars…

(1) Olivier de Ducla : « Au cœur du Krach, vous pouvez sauver votre patrimoine» aux éditions Jean-Cyrille Godefroy. Rares sont les experts à ne pas se tromper dans leur prédiction. Avec Nouriel Roubini de l’autre côté de l’Atlantique, Olivier de Ducla avait anticipé l’explosion de la bulle immobilière dans son essai « Le Krach programmé » paru en 2003.